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Calculer la charge glycémique d'un repas

La charge glycémique d'un repas s'obtient en additionnant celle de chaque aliment, calculée sur la quantité réellement servie : index glycémique × glucides de la portion ÷ 100. Composez votre assiette ci-dessous : le total, la part de chaque aliment et le remplacement qui le fait le plus baisser s'affichent à mesure. Aucune publication ne fixe de seuil par repas : les zones indiquées sont des repères de lecture, pas une norme.

Mis à jour le 18 octobre 2026

Outil sourcé, en attente de relecture par un professionnel de santé.

Composer

La charge de chaque aliment, pour la quantité servie, additionnée. Le verdict s'affiche dès le premier aliment.

Tapez un nom : riz, lentilles, pomme. 35 aliments, aux valeurs des fiches du site.

Céréales et féculents

Légumineuses

Tubercules

Fruits

Légumes

Sucres et sucrants

Produits laitiers

Votre assiette

L'assiette est vide. Ajoutez un aliment, ou .

Charge glycémique du repas

Ajoutez un premier aliment : le total s'affiche aussitôt.

Les trois mots à connaître
Index glycémique
La vitesse à laquelle un aliment fait monter le sucre dans le sang, de 0 à 100, à quantité de glucides égale. Il ne tient pas compte de ce que vous mangez vraiment.
Charge glycémique
Le même effet, ramené à la quantité dans l'assiette. C'est le chiffre à regarder.
Basse, modérée, élevée
Les trois zones de la charge : 10 ou moins, basse ; 20 ou plus, élevée ; entre les deux, modérée, ni à éviter ni sans limite.

Ce total ne se lit que si

  • Les quantités sont celles que vous servez vraiment : la portion de référence de chaque aliment est un repère, pas votre assiette.
  • Les valeurs sont des références de catégorie tirées des tables internationales ; la variété, la cuisson et la transformation les déplacent.
  • Le total compare deux assiettes entre elles. Il ne prédit pas votre glycémie : protéines, lipides, ordre des aliments et réponse individuelle ne sont pas dedans.

Comment la charge d'un repas se calcule

La charge glycémique d'un aliment est son index glycémique multiplié par les grammes de glucides disponibles de la portion, divisé par 100. Pour un repas, on additionne les charges de chaque aliment, chacune calculée sur la quantité servie : une portion et demie de riz compte une fois et demie la charge d'une portion. C'est la définition que les tables internationales utilisent pour la charge par portion, appliquée à l'assiette entière.

Le total ne dépend que de trois choses : quels aliments, en quelle quantité, avec quel index. Il ne tient pas compte de ce qui n'apporte pas de glucides, viande, poisson, œufs, huile, fromage. Ces aliments ne pèsent rien dans la charge, et pourtant ils modifient la réponse glycémique du repas : c'est précisément la limite du calcul, détaillée plus bas.

Les valeurs de cet outil sont celles des fiches aliment du site : des références de catégorie tirées des tables internationales, pas la mesure d'un produit précis. La variété, la maturité, la cuisson et la transformation déplacent l'index, parfois beaucoup.

Des repères, pas une norme

Les tables internationales classent la charge d'une portion d'un aliment, et les fiches de ce site appliquent leurs bornes aux valeurs arrondies : basse jusqu'à 10, élevée à partir de 20, modérée entre les deux. Elles ne classent pas un repas, et aucune publication ne fixe de seuil au-delà duquel un repas entier serait trop chargé. Les études travaillent soit sur l'aliment, soit sur la charge d'une journée entière, comme les cohortes qui ont relié la charge journalière et les fibres de céréales au risque de diabète de type 2.

Les trois zones affichées sont donc des repères construits à partir de la catégorie par portion. Sous 20, le repas reste sous ce qu'une seule portion à charge élevée atteint. À partir de 40, il cumule l'équivalent de deux portions à charge élevée. Entre les deux, c'est le repas construit autour d'une portion standard de féculents. Ces bornes servent à comparer deux versions de la même assiette ; elles ne sont ni une cible ni un seuil à ne pas franchir.

Ce que le total ne dit pas

Additionner les charges suppose que la réponse glycémique d'un repas mixte se déduit de celle de ses composants. Les travaux ne sont pas unanimes. Wolever et Jenkins, en 1986, ont trouvé que l'index calculé à partir des tables prédisait bien la réponse de repas mixtes contenant graisses et protéines. Flint et ses collègues, en 2004, sur treize petits-déjeuners à glucides égaux, ont au contraire trouvé que l'index calculé ne prédisait pas l'index mesuré, et que les teneurs en lipides et en protéines expliquaient mieux la réponse que les glucides.

La conclusion pratique est la même dans les deux cas : le total est un outil de comparaison, pas une prédiction de votre glycémie. Il sert à voir ce qui pèse dans l'assiette et ce qu'un remplacement change, à repas par ailleurs identique. Ajouter des protéines, des légumes ou des lipides, ou commencer le repas par eux, abaisse la réponse réelle sans rien changer au chiffre.

La réponse glycémique varie aussi beaucoup d'une personne à l'autre, et chez la même personne d'un jour à l'autre. Le même repas ne produit pas la même courbe chez deux femmes avec un SOPK, ni chez la même femme deux jours de suite.

Pourquoi la charge compte avec un SOPK

La résistance à l'insuline concerne une majorité des femmes avec un SOPK. Chaque repas à charge élevée appelle une sécrétion d'insuline marquée, et l'insuline stimule la production d'androgènes par les ovaires : c'est le mécanisme par lequel l'assiette rejoint les symptômes.

Un essai randomisé chez 96 femmes avec un SOPK en surpoids a comparé, à perte de poids comparable, une alimentation à index glycémique bas et une alimentation saine classique : la sensibilité à l'insuline s'est davantage améliorée avec l'index bas, et davantage de femmes ont vu leurs cycles s'améliorer, 95 % contre 63 % parmi celles qui ont terminé l'étude, près de la moitié l'ayant quittée. Le consensus international de 2015 sur l'index et la charge glycémique juge ces alimentations particulièrement pertinentes en cas de résistance à l'insuline.

La recommandation internationale de 2023 sur le SOPK place l'hygiène de vie en première intention, sans privilégier un régime particulier. Baisser la charge d'un repas est un levier parmi d'autres, pas un traitement : il se discute avec le professionnel qui vous suit, en particulier sous metformine ou sous traitement hormonal.

Quand en parler à un professionnel

  • Si vous prenez un traitement qui agit sur la glycémie, metformine ou autre : modifier nettement la charge de vos repas se décide avec le prescripteur.
  • Si un diabète, un prédiabète ou une grossesse est en cours : la charge glycémique ne se gère pas seule, et les repères de cette page ne s'appliquent pas tels quels.
  • Si le calcul devient une contrainte à chaque repas : l'objectif est une tendance sur la journée, pas un chiffre à chaque assiette, et une diététicienne peut poser un cadre plus simple.

Questions fréquentes

Quelle charge glycémique pour un repas ?

Aucune publication ne fixe de seuil par repas. Les tables internationales classent une portion d'un aliment : basse jusqu'à 10, élevée à partir de 20. À titre de repère, un repas qui reste sous 20 se situe sous ce qu'une seule portion à charge élevée atteint ; à partir de 40, il en cumule l'équivalent de deux.

Comment calculer la charge glycémique d'un repas ?

Pour chaque aliment, index glycémique × grammes de glucides de la portion ÷ 100, puis additionner. Exemple : 1 portion de 150 g cuit de riz blanc apporte 49,8 g de glucides pour un index de 73, soit une charge de 36,4.

La charge glycémique du repas prédit-elle ma glycémie ?

Non. Le total compare deux assiettes entre elles ; il ne tient pas compte des protéines, des lipides, de l'ordre des aliments ni de votre propre réponse, qui varie d'un jour à l'autre. Sur des petits-déjeuners mixtes, l'index calculé à partir des tables ne prédisait pas l'index mesuré.

Faut-il viser une charge basse à chaque repas avec un SOPK ?

Pas nécessairement. Ce qui est documenté chez les femmes avec un SOPK, c'est le bénéfice d'une alimentation à index glycémique bas sur la sensibilité à l'insuline, pas un seuil par repas. Répartir les féculents, les accompagner de fibres et de protéines et limiter les sucres ajoutés agit plus sûrement que de viser un chiffre.

Sources scientifiques

  1. 1.Foster-Powell K, Holt SH, Brand-Miller JC. International table of glycemic index and glycemic load values: 2002. Am J Clin Nutr. 2002;76(1):5-56. PMID 12081815
  2. 2.Atkinson FS, Foster-Powell K, Brand-Miller JC. International tables of glycemic index and glycemic load values: 2008. Diabetes Care. 2008;31(12):2281-2283. PMID 18835944
  3. 3.Atkinson FS, Brand-Miller JC, Foster-Powell K, Buyken AE, Goletzke J. International tables of glycemic index and glycemic load values 2021: a systematic review. Am J Clin Nutr. 2021;114(5):1625-1632. PMID 34258626
  4. 4.Salmerón J, Ascherio A, Rimm EB, et al. Dietary fiber, glycemic load, and risk of NIDDM in men. Diabetes Care. 1997;20(4):545-550. PMID 9096978
  5. 5.Wolever TM, Jenkins DJ. The use of the glycemic index in predicting the blood glucose response to mixed meals. Am J Clin Nutr. 1986;43(1):167-172. PMID 3942088
  6. 6.Flint A, Møller BK, Raben A, et al. The use of glycaemic index tables to predict glycaemic index of composite breakfast meals. Br J Nutr. 2004;91(6):979-989. PMID 15182401
  7. 7.Venn BJ, Green TJ. Glycemic index and glycemic load: measurement issues and their effect on diet-disease relationships. Eur J Clin Nutr. 2007;61 Suppl 1:S122-S131. PMID 17992183
  8. 8.Augustin LSA, Kendall CWC, Jenkins DJA, et al. Glycemic index, glycemic load and glycemic response: An International Scientific Consensus Summit from the International Carbohydrate Quality Consortium (ICQC). Nutr Metab Cardiovasc Dis. 2015;25(9):795-815. PMID 26160327
  9. 9.Marsh KA, Steinbeck KS, Atkinson FS, Petocz P, Brand-Miller JC. Effect of a low glycemic index compared with a conventional healthy diet on polycystic ovary syndrome. Am J Clin Nutr. 2010;92(1):83-92. PMID 20484445
  10. 10.Teede HJ, Tay CT, Laven JJE, et al. Recommendations from the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome. J Clin Endocrinol Metab. 2023;108(10):2447-2469. PMID 37580314

Pour aller plus loin

L'assiette entière, sans la calculer

Helena photographie votre repas, estime sa charge glycémique et suit son effet sur vos symptômes au fil des cycles.

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