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Calcul

Mes cycles sont-ils irréguliers ? Le calcul à partir de vos dates

Trois ans ou plus après les premières règles, la recommandation internationale de 2023 sur le SOPK qualifie d'irréguliers des cycles de moins de 21 jours ou de plus de 35 jours, ou moins de 8 cycles par an ; un seul cycle de plus de 90 jours suffit dès la deuxième année. Cet outil mesure vos cycles à partir des dates de vos règles et les compare à ces repères, ainsi qu'à ceux de la FIGO pour leur régularité. Il ne calcule aucune date d'ovulation : avec des cycles irréguliers, aucune n'est prévisible.

Mis à jour le 21 octobre 2026

Outil sourcé, en attente de relecture par un professionnel de santé.

Vos cycles sont-ils irréguliers ?

Les dates de vos dernières règles, deux questions. Lecture immédiate, sans inscription ni enregistrement de vos dates.

Le premier jour de vos dernières règles, une date par épisode

Dans l'ordre que vous voulez, et sans en sauter : une date oubliée crée un faux cycle long. Jusqu'à 13 dates, soit douze cycles.

Depuis combien de temps avez-vous vos règles ?
Pendant ces cycles, étiez-vous sous contraception hormonale, ou en période d'allaitement ?

Saisissez au moins deux dates de début de règles, puis répondez aux deux questions : la lecture s'affiche aussitôt.

Ce qu'est un cycle irrégulier

Un cycle se compte du premier jour des règles au premier jour des règles suivantes. La recommandation internationale de 2023 sur le SOPK le qualifie d'irrégulier selon le temps écoulé depuis les premières règles. La première année, l'irrégularité est normale : elle fait partie de la puberté. Entre un et trois ans après, des cycles de moins de 21 jours ou de plus de 45 jours sont irréguliers. À partir de trois ans, et jusqu'à la périménopause, le repère se resserre : moins de 21 jours, plus de 35 jours, ou moins de 8 cycles par an.

Un seul cycle suffit dans un cas : dès un an après les premières règles, un cycle de plus de 90 jours est irrégulier à lui seul. Pour le reste, la recommandation ne dit pas combien de cycles hors repère il faut. Cet outil montre donc chaque cycle, et ne parle de cycles irréguliers que lorsque tous sortent de l'intervalle, qu'un cycle dépasse 90 jours, ou qu'une année de dates compte moins de 8 cycles.

Des cycles irréguliers sont l'un des trois critères du SOPK, le signe d'un trouble de l'ovulation. Quand ils sont présents, la recommandation demande d'envisager un SOPK et de l'évaluer, ce qui suppose un deuxième critère et d'avoir écarté d'autres causes : thyroïde, prolactine, surrénales, ou un arrêt du cycle d'origine hypothalamique, le plus souvent lié à une faible masse grasse ou à un sport intensif.

Deux définitions qui ne coïncident pas

La FIGO, la fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique, décrit les règles avec ses propres repères, tirés de grandes études de population chez les 18 à 45 ans : une fréquence normale de 24 à 38 jours, et un écart entre le cycle le plus court et le plus long de 7 à 9 jours au plus selon l'âge. Au-delà de 38 jours, elle parle de règles espacées ; au-delà de cet écart, de règles irrégulières.

Les deux intervalles, 21 à 35 jours et 24 à 38 jours, sont décalés de trois jours. Un cycle de 37 jours sort du repère de la recommandation SOPK et reste dans celui de la FIGO ; un cycle de 22 jours, l'inverse. Pour le SOPK, c'est la recommandation de 2023 qui s'applique. La FIGO ajoute ce que sa définition ne mesure pas : la variation d'un cycle à l'autre. L'outil donne les deux lectures, et dit quand elles divergent.

Pour la FIGO comme pour la recommandation, des règles espacées ou irrégulières font considérer un trouble de l'ovulation. L'inverse ne vaut pas : des cycles réguliers ne garantissent pas une ovulation à chaque fois, puisque de 3,7 à 26,7 % des cycles réguliers se font sans ovulation selon les études.

Pourquoi l'outil ne calcule aucune date d'ovulation

Le calcul habituel place l'ovulation 14 jours avant les règles suivantes. Les données réelles ne suivent pas ce modèle : dans plus de 600 000 cycles, la phase qui suit l'ovulation durait en moyenne un peu plus de 12 jours et variait elle aussi, et c'est surtout la phase qui la précède qui changeait d'un cycle à l'autre.

Même avec des cycles réguliers, la période fertile se prévoit mal. Dans une étude qui a suivi 221 femmes, elle ne tombait entièrement entre le 10e et le 17e jour du cycle que chez environ 30 % d'entre elles, et une ovulation tardive isolée ne s'annonçait pas.

Avec des cycles irréguliers, la question ne se pose plus : ils traduisent un trouble de l'ovulation, qui va d'une ovulation manquée de temps en temps à son absence durable. Dans un cycle donné, rien ne dit si elle aura lieu, ni quand. C'est pourquoi l'outil ne donne ni date d'ovulation, ni période fertile, ni date des prochaines règles, et qu'il ne peut en aucun cas servir de contraception.

Ce que l'outil ne sait pas

Il ne lit que des règles. La contraception hormonale et l'allaitement agissent sur l'ovulation, et les définitions ne s'appliquent pas aux saignements de ces périodes ; des dates d'avant la contraception, ou d'après son arrêt, se lisent normalement.

Il ne lit que ce que vous saisissez. Une date oubliée entre deux règles crée un faux cycle long ; un saignement entre les règles saisi comme un début de règles crée un faux cycle court. Les saignements entre les règles sont d'ailleurs un autre symptôme, que cet outil ne mesure pas.

Il ne connaît ni votre âge ni votre situation. Les repères valent jusqu'à la périménopause : après 45 ans, les cycles s'espacent et deviennent irréguliers à l'approche de la ménopause, pour une autre raison que le SOPK. Et une grossesse arrête les règles : des règles qui ne viennent pas appellent d'abord un test, si une grossesse est possible.

Quand consulter

  • Plus de 90 jours sans règles, après un test de grossesse si une grossesse est possible.
  • Des cycles qui correspondent à la définition des cycles irréguliers, pour en chercher la cause, SOPK ou autre.
  • Des cycles irréguliers avec une pilosité épaisse sur le visage ou le corps, une acné persistante ou des cheveux qui se raréfient : ce sont les signes d'excès d'androgènes que la recommandation fait rechercher, et l'excès d'androgènes est l'autre critère qui, avec des cycles irréguliers, suffit au diagnostic du SOPK une fois les autres causes écartées.
  • Des règles qui s'espacent ou s'arrêtent après une perte de poids ou une hausse de l'entraînement : un arrêt du cycle d'origine hypothalamique est à écarter.
  • Des saignements entre les règles, un autre symptôme que cet outil ne mesure pas.

Questions fréquentes

Un cycle de 40 jours est-il irrégulier ?

Trois ans ou plus après les premières règles, il sort du repère de la recommandation SOPK, fixé à 35 jours, et de celui de la FIGO, fixé à 38. Si tous vos cycles durent 40 jours, ils correspondent à la définition des cycles irréguliers ; si un seul y arrive, la recommandation ne fixe pas de nombre, et l'outil ne tranche pas. Entre un et trois ans après les premières règles, 40 jours restent dans le repère, qui va jusqu'à 45.

Peut-on calculer son ovulation avec un cycle irrégulier ?

Non. Un calcul suppose une ovulation à date prévisible, ce que des cycles irréguliers démentent : ils traduisent justement un trouble de l'ovulation. Même avec des cycles réguliers, la période fertile ne tombe entièrement entre le 10e et le 17e jour du cycle que chez environ 30 % des femmes. Pour savoir si une ovulation a eu lieu, la recommandation propose un dosage de progestérone, prescrit par un médecin.

Mes cycles varient de 10 jours d’un mois à l’autre, est-ce normal ?

Pour la FIGO, non : au-delà de 9 jours d'écart entre le cycle le plus court et le plus long, elle parle de règles irrégulières, à tout âge entre 18 et 45 ans, et en dessous de 7 jours de règles régulières. Entre les deux, cela dépend de l'âge. La définition SOPK, elle, ne regarde pas l'écart : des cycles qui varient de 25 à 35 jours restent dans son intervalle.

Je prends la pilule, l’outil peut-il lire mes cycles ?

Pas ceux d'aujourd'hui. La contraception hormonale agit sur l'ovulation, et les définitions des cycles irréguliers ne s'appliquent pas aux saignements qui surviennent sous pilule, anneau, patch, implant ou stérilet hormonal. Les dates d'avant la contraception, ou d'après son arrêt, se lisent normalement.

Pourquoi l’outil demande-t-il depuis combien de temps j’ai mes règles ?

Parce que la recommandation n'applique pas les mêmes repères selon les années : l'irrégularité est normale la première année, le repère haut est de 45 jours jusqu'à trois ans, puis de 35. La FIGO note que la durée habituelle des cycles peut ne s'établir qu'à la sixième année après les premières règles.

Des cycles irréguliers veulent-ils dire que j’ai un SOPK ?

Non. C'est l'un des trois critères, et le diagnostic en demande deux, après avoir écarté d'autres causes de cycles irréguliers : un trouble de la thyroïde, une prolactine élevée, une cause surrénalienne ou un arrêt du cycle d'origine hypothalamique. Le test SOPK reprend les trois critères, question par question.

Sources scientifiques

  1. 1.Teede HJ, Tay CT, Laven JJE, et al. Recommendations from the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome. J Clin Endocrinol Metab. 2023;108(10):2447-2469. PMID 37580314
  2. 2.Munro MG, Balen AH, Cho S, et al. The FIGO ovulatory disorders classification system. Int J Gynaecol Obstet. 2022;159(1):1-20. PMID 35983674
  3. 3.Bull JR, Rowland SP, Scherwitzl EB, Scherwitzl R, Danielsson KG, Harper J. Real-world menstrual cycle characteristics of more than 600,000 menstrual cycles. NPJ Digit Med. 2019;2:83. PMID 31482137
  4. 4.Wilcox AJ, Dunson D, Baird DD. The timing of the "fertile window" in the menstrual cycle: day specific estimates from a prospective study. BMJ. 2000;321(7271):1259-1262. PMID 11082086

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